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Présentation de l’unité

publié le , mis à jour le

Le LAMS est une nouvelle unité de recherche associant l’Université Pierre et Marie Curie et le CNRS à partir du 1er janvier 2012. Au départ, il a été composé des agents CNRS auparavant associés au Centre de recherche et de restauration des musées de France (15 permanents chercheurs et ingénieurs CNRS). Des enseignants-chercheurs de l’UPMC sont ensuite venus le rejoindre.

Habituée à travailler avec des objets de grande valeur issus des civilisations passées, et avec les institutions en ayant la responsabilité, l’équipe de recherche a développé une connaissance approfondie pour l’analyse scientifique des œuvres ainsi qu’une grande habitude à la collaboration avec les détenteurs des collections. Cela a conduit au développement de recherches originales sur les techniques d’analyse moléculaire et structurale, en particulier les techniques portables, ainsi que sur l’étude des réactions chimiques en milieux complexes.

Les thèmes de recherche du LAMS concernent d’une part l’évolution des matériaux à long terme, dans le but de déterminer certains marqueurs informatifs dans les matériaux anciens et de cerner les mécanismes de transformations chimiques à cinétique très lente (on parle ici en siècles ou millénaires) et d’autre part l’évolution des productions matérielles (savoir-faire, matières premières) dans des aires géoculturelles précises, en relation avec les réseaux d’échanges. Il développe un plateau technique constitué d’appareils mobiles d’analyse, parfois construits par l’équipe, notamment pour la spectroscopie de fluorescence des rayons X et la diffraction des rayons X.

L’expertise des membres de l’équipe est particulièrement reconnue dans le domaine du développement d’instruments portables et dans celui de l’analyse par rayonnement synchrotron et par faisceaux d’ions. Une spécificité est liée à la complexité des matériaux étudiés : les produits employés sont souvent très hétérogènes (par exemple des hybrides organique-minéral tels que les pigments laqués et la matière picturale) et ont subi des modifications au cours du temps (par exemple les matières issues du vivant : os, ivoire, peau et cheveux). Cette complexité rend nécessaire le développement de combinaisons originales d’approches analytiques et la mise en œuvre de méthodes d’imagerie lorsque ces analyses le permettent avec la résolution spatiale adéquate. Un accès fréquent aux sources de rayonnement synchrotron est important. Les faisceaux X et IR synchrotron sont de plus en plus employés pour étudier les matériaux anciens. Quatre chercheurs de l’unité sont familiers de ces techniques et certains ont été véritablement pionniers dans ce domaine.